Table des matières

Le modèle juridique

Le projet est né de l'envie d'avoir un lieu commun qui hébergerait plusieurs associations déjà en activité sur le territoire (Les Portes Logiques, Gwennili et Difenn) en plus d'un tiers lieu dont la gestion se ferait via la création d'une nouvelle structure.

Une des raisons qui a poussé ces associations vers la recherche d'un nouveau lieu était tout d'abord la recherche d'une autonomie vis-à-vis de bailleurs ou d'institutions. Envie liée notamment à des relations complexes avec l’ancienne municipalité (notamment pour l'association Difenn).

Le fait que certain·e·s membres du groupe aient la possibilité de réaliser des apports financiers de départ a facilité et a aidé à concrétiser la capacité du groupe à s’orienter vers un achat immobilier. Suite à cette décision commune, deux enjeux principaux sont apparus. La question de la gestion de l'achat du lieu et la question de la gestion de l'activité du lieu et donc d'une décision à prendre sur la structure juridique de l'organisme qui gérerait tout ça. Fallait-il créer une ou deux entités pour ces deux activités distinctes ? Et sous quelles formes juridiques ?

Le choix d'une structure juridique

Le souhait commun a toujours été de trouver une forme juridique qui correspondrait aux valeurs d’utilité sociale du projet. Pour cela nous avons évoqué plusieurs hypothèses qui ont évolué au fil des échanges.

La première hypothèse consistait à créer une seule entité qui s'occuperait à la fois de la gestion de la vie courante du lieu et à la fois de l'achat et de la rénovation du bâtiment. Cela semblait plus simple et nous pensions partir sur la création d'une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC). Mais après avoir pris conseil auprès de différents partenaires (banque, expert-comptable, collectivité…), ceux-ci nous ont plutôt conseillé de séparer les deux activités dans deux sociétés distinctes pour des raisons autant économiques que fiscales.

Nous sommes donc partis sur la création d'une association, Flux, qui s'occuperait de la gestion de l'activité du tiers-lieu. Il nous restait à trouver une structure juridique pour l'entreprise qui s'occuperait de l'achat du lieu et des travaux de rénovation. Pour cela nous avons d'abord pensé à créer une fondation ou un fonds de dotation, pour garantir l’aspect non lucratif de la contribution à l’achat et faciliter une levée de fonds. Nous avons échangé à ce sujet avec Antoine de l'association Run ar Puñs (29) pour comprendre le fonctionnement du fonds de dotation et du lien possible avec l’association. Les personnes soutenant le collectif Flux à sa création, susceptibles de faire des apports, ne pouvaient pas se permettre de proposer autre chose que des apports avec droit de reprise, c'est à dire des contributions financières qui pourront être récupérés plus tard sous certaines conditions. Ce qui n'est pas possible avec un fond de dotation qui n'accepte que les dons (ce qui peut fonctionner pour une association comme le Run ar Puñs qui a déjà une notoriété bien établie après 50 ans d'activité ne pouvait pas vraiment s'appliquer à notre nouveau projet).

Nous avons donc finalement décidé de créer une entité dont le statut est capitalistique, sous la forme d'une Société Civile Immobilière (SCI), qui est plus adaptée à la gestion de patrimoine immobilier mais tout en garantissant un objet et un fonctionnement social et solidaire qui corresponde à Flux et ses valeurs. Cette décision a également été prise vis-à-vis d'une contrainte qui était aussi temporelle. Nous avions déjà signé le compromis et nous avions donc moins de quatre mois pour tout faire… Nous avons aussi choisi une forme de facilité en partant sur la SCI car ce statut est connu (enfin, nous on a dû tout apprendre), et a l'avantage de rassurer les banques et les collectivités partenaires

Création de l'association Flux

Autant nous avons eu une longue et grande réflexion sur la structure juridique qui allait porter l'achat immobilier (voir ci-après), autant le statut associatif a rapidement été une évidence pour Flux, qui s'occuperait de l'activité du tiers-lieu. L'association représentait une importance, aussi bien symbolique et éthique. Ce statut rassemblait notre volonté :

Nous avons eu un long temps de réflexion sur la raison d'être de l'association pour finalement aboutir à son objet social. (https://flux.bzh/adherer-donner/20250313_statuts_FLUX_valid%C3%A9s_AG.pdf TODO: mettre le lien sous forme de QRCODE (avec un url qui resterait le même quand les statuts seront modifiés et les nouveaux statuts).

Les étapes calendaires

La SCI Courant Porteur

Nous avons créée une SCI, intitulée dans la thématique des flux «courant porteur», qui est utilisée comme «véhicule juridique» de notre achat, elle nous occupe une fois par an à l'AG. Elle est composée de 44 parts sociales, détenue par Flux à 30 parts, Les Portes logiques 4 parts, Gwennili 4 parts, les 6 fondateur.rices 1 part.

La réflexion

Pourquoi avoir choisi cette structure ? Voici quelques éléments de notre cheminement.

Nos impératifs :

Ce que nous souhaitions mais qui n’était pas possible :

Ce qui nous a questionné :

Questions spécifiques pour les membres associatifs :

Les flux financiers imaginés:

Les étapes calendaires

Conclusion

Au final : on aurait pu créer une SCIC mais c’était plus long, plus complexe, et ça encourageait à ce que cette structure porte plus que le seul patrimoine et porte du salariat. La création de la SCI était donc la solution la plus simple à réaliser dans un temps restreint, tout en mettant des clauses qui garantissent le pouvoir aux associations d’utilité sociale et que tous les bénéfices servent le projet et non une capitalisation!

Le modèle juridique : FALC

Pour créer un lieu pour des associations en tiers-lieu, nous avons trouvé une solution.

Nous avons créé Flux qui gère les activités du lieu.

Nous avons créé une société à plusieurs pour acheter et rénover le bâtiment.

Notre société s’appelle la SCI Courant Porteur.

Le but est que tout le monde décide ensemble et l’argent gagné sert pour le projet.