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Organiser des chantiers collectifs

Après l'achat, la première étape pour pouvoir habiter ensemble le bâtiment a été sa rénovation. Ce grand chantier a mobilisé de nombreuses personnes et groupes. D'un point de vu financier, la rénovation de l’entièreté du bâtiment, une friche de 420 m² et son extension en ossature bois de 50m², n’aurait pu se faire sans l’aide précieuse de plus de 300 bénévoles – rien que pour 2023. La rénovation a aussi été rendue possible par nos partenariats de chantier école et chantier d’application avec l’AFPA.

Ce chantier aura aussi permis de faire ensemble, c’est-à-dire de transpirer ensemble, de se fatiguer ensemble, et de construire le collectif et la communauté Flux grâce à des moments formels et informels que nous n’avions pas ni anticipé ni imaginé au départ.

Dire que nous maitrisions ce chantier dès le départ serait mentir. Nos expériences individuelles de rénovation étaient incomparables à un projet d'une telle ampleur, mais ça ne nous a pas empêché de nous lancer. Au contraire, ne pas savoir et ne pas être expert·e nous a permis d’oser le faire. 

Ce cadre expérimental a engendré plusieurs rencontres qui n’ont finalement pas abouti sur des partenariats. Certain·es expert·es de la rénovation ont été freiné·es par notre maîtrise insuffisante de la réglementation technique et du cadre légal au début du projet. Un collectif d’artisan·es, après plusieurs réunions, s’est ainsi désengagé car nous n’avions pas de plan d’exécution des travaux. Les architectes, Julie et Tankred, nous ont soutenu·es dès le départ ; grâce à elleux, nous avons vite pris conscience que la rénovation engendre des surprises qui ne permettent pas de tout prévoir en amont et que nous allions devoir faire avec.

Progressivement, nous avons appris à assumer notre statut de non-expert·e avec qui il serait nécessaire de prendre des risques, dès le début de nos partenariats institutionnels ou financiers. L’enjeu a ensuite été de maitriser ces risques, en s’entourant au maximum de personnes qualifiées, a minima pour encadrer les chantiers d’un point de vue technique. Notre force a été notre large réseau de personnes diverses, et d’avoir mis l’accent dès le départ sur l’accueil : faire en sorte que chaque personne trouve sa place pour participer à ce chantier selon ses moyens et ses capacités. Ces chantiers ont matérialisé notre intention de valoriser chaque savoir et compétence.

Si ce chantier titanesque a donc nécessité beaucoup plus de temps et d’énergie que prévu, que nous avons eu la chance d'être bien entouré·es, et que notre coordinatrice a endossé le rôle de maitresse d’œuvre avec un temps plein qui n'était pas prévu au départ, le résultat est largement au dessus de ce tout ce que nous avions pu imaginer… à la fois en terme de joyeuseté collective et de la réussite du bâti écologique.

Chantier école : espace de formation et d'apprentissage

L'idée de ce chantier école est née lorsque l'équipe fondatrice de FLUX a visité d'autres expérimentations inspirantes. A Rostrenen (todo : préciser le lieu), nous avons découvert ce qui était rendu possible par la formation à la rénovation de bâti anciens appartenant à la ville par des stagiaires apprenant·es et des artisan·es du coin. Cela nous a montré qu'on pouvait imaginer des formes originales de rénovation grâce aux partenariats.

Nous avons donc créé un partenariat avec l'AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes), France Travail et la région Bretagne pour accueillir un chantier-école à FLUX. Pour cette formation de cinq mois appelée “Découverte des métiers de l'écorénovation”, 11 stagiaires en reconversion professionnelle ont été recruté·es spécialement et ont se former à l’électricité, l’ossature bois, l’isolation et les enduits écologiques. L’entièreté de leur formation s’est passée à Flux. Nous avons installé une salle de cours, des vestiaires, une salle de pause… Leur formateur, Eric, a également rendu toutes ces démarches possibles.

L’expérimentation est documentée en partie sur notre blog et en breton dans le reportage video de france 3.

todo : A DETAILLER + liens internet à ajouter

Chantier d’application

Les formations pour adultes de l’AFPA se passent souvent, en dehors de périodes de stage, uniquement dans les locaux de l’AFPA. Notre partenariat lors du chantier école nous a donné envie aux un·es et aux autres de poursuivre. Pour les stagiaires, l’intérêt était de pouvoir apprendre en conditions réelles. Construire dans des box à l’AFPA et tout détruire une fois l’exercice terminé est moins motivant. Pour nous, FLUX, l’intérêt était d'avoir seulement à fournir les matériaux et ainsi de pouvoir investir dans des matériaux écologiques et de qualité. A titre d’exemple, il ainsi été possible d'avoir de la laine de bois et de la ouate de cellulose insufflée plutôt que de la laine de verre. L'aspect pédagogique, de faire de ce chantier un terrain de jeu et d'apprentissage, correspond aussi à notre objet social.

todo : expliquer la différence entre le chantier école et le chantier d'application, ou alors regrouper les deux paragraphes

Chantier bénévole : espace d'accueil

La rénovation de ce bâtiment de 470 m² (extension comprise) n’aurait pu se faire, avec nos ressources financières et dans le temps imparti, sans chantier bénévole. Cependant, pour tenir sur le long terme, nous nous sommes fixé la règle d’un chantier collectif par mois.

Après avoir reçu les clés en décembre 2021, les chantiers bénévoles se sont donc déroulés deux jours par mois dès janvier 2022 et jusqu’à l’ouverture en octobre 2023. Ils se sont ensuite prolongés, à une autre fréquence, jusqu’en juillet 2026. Faire correspondre les horaires de chantier avec ceux de la déchetterie les vendredis et les samedis s'est révélé un choix judicieux. Etonnament, nous avons souvent eu plus d'affluence de bénévoles le vendredi. En moyenne, 15 personnes étaient présentes.

Au départ, pour vider le bâtiment et démolir, nous avons principalement fait appel à des personnes de notre premier cercle, c'est à dire des personnes que nous connaissions (ami·es proches, famille). Ce choix était motivé par l’aspect de sécurité, mais aussi par notre besoin de prendre confiance collectivement en nos capacités. 22 tours à la déchetterie ont rythmé le premier weekend pour vider le bâtiment de ses souvenirs entassés (ancien magasin électronique et ancien bar de nuit).

Puis, nous avons ouvert le chantier à des personnes de notre deuxième cercle (voisin·es, connaissances) et finalement, au bout de 6 mois, nous avons recruté toute personne intéressée pour nous rejoindre.

La force de notre collectif n'étant pas nos connaissances techniques mais bien d'être composé d'associations d’horizons différents, dont d’éducation populaire, nous nous sommes donc rapidement dit que ces chantiers bénévoles devaient être un moment le plus agréable possible pour chaque bénévole. Nous avons donc fait appel à des professionnel·les du bâtiment pour encadrer techniquement les chantiers, et avons mis l’accent sur l’accueil : Gwennili a animé des jeux d’interconnaissance. Par exemple, un jeu de brise glace devenu habituel est de donner son prénom, puis la personne suivante répète le prénom de la première personne et le sien, la troisième répète les deux prénoms prénoms précédents puis le sien, et ainsi de suite… A chaque fois, nous enchaînions avec un échauffement participatif : les chantiers dans le froid nous ont assez spontanément donner envie et besoin de le faire. Chaque personne proposait tour à tour un geste d’échauffement à reproduire par le groupe. A ce temps collectif de 15 minutes environ au départ, s'ajoutait l'explication des tâches à réaliser ce jour-là. Nous les écrivions sur un tableau pour ensuite les rayer au fur et à mesure, ce qui était très motivant.

Nous avons fait appel à des artisan·es pour la maçonnerie et le bâti ancien (merci à Louis, Claire, Lucille), le carrelage (merci à todo : ajouter prénoms), mais aussi des profs de l'AFPA qui sont devenu·es nos complices (Reynald en tant que plaquiste, todo : ajouter prénoms pour l'élec,…). Petit à petit, si nous nous en sentions capables, nous avons aussi assuré l'encadrement technique des chantiers.

Tous les coups de mains ont été importants et valorisés : être bénévole chantier, c'est aussi garder les enfants ou préparer le repas. Et rapidement, la montée en compétences de chacun·e amenait à se retrouver en position de transmission auprès de bénévoles plus récemment recruté·es.

Le 16 juin 2022, nous passions sur radio évasion. Une archive sonore d'ambiance de chantier https://archive-radioevasion.fr/2022/06/16/flux-un-tiers-lieu-inclusif-et-apprenant-a-quimper/

Et n'oublions pas les intensueurs! 4 semaines d'accélération du chantier en juillet 2023… le but était d'être opérationnel pour l'ouverture en octobre 2023. todo : ajouter des infos pour mieux comprendre de quoi il s'agit Finalement, le chantier est presque terminée…maintenant!

Chantier interculturel de jeunes

En Juillet 2024, ce ne sont plus les bénévoles du Tiers-Lieu qui s’attèlent à la rénovation de Flux … Mais un groupe de jeunes franco-allemands. Ils manient la truelle et la taloche et découvrent la rénovation du bâti ancien avec Louis qui les initie à la chaux. Ils plongent également dans l’univers duFablab et s’essaient aux outils de l’atelier. Une première collaboration en interne, entre Gwennili, Les Portes Logiques et Flux. Certainement pas la dernière !
· Chaux devant ·

À Quimper (29) - Echange Franco-Allemand

- Du 6 au 13 Juillet 2024 -
Pour les 14-17 ans
Viens participer à l’aventure collective et découvre la rénovation écologique autour du tiers-lieu Flux, ce vieux bâtiment que l’on remet en état. Louis nous transmettra l’art et la manière de réaliser des enduits à la chaux, entre autres chantiers. Les tentes seront plantées face à l’Odet, au camping de Lanniron au pied de la voie verte, facile pour faire du vélo jusqu’à Flux :)

lien vers la video : https://www.youtube.com/watch?v=QLypbjcDVUU

TODO à compléter

ICONO : photos du fanzine