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Un an d’expérimentation de projet jeunesses
Les constats de départ
Dire qu’on s’adresse aux jeunes ne suffit pas, depuis deux ans que le lieu a ouvert, les jeunes ne se sont pas appropriés le lieu de sorte à y revenir.
Quimper c’est 20 % de 15-29 ans, donc une ville plus jeune que la moyenne national, pourtant, ces dits « jeunes » sont très peu visible en ville.
Un travail de réflexion préalable
Pour pouvoir penser le projet, il y a eu plusieurs étapes Tout d’abord : un diagnostique, pour voir à où on en était, quelle image/ connaissance les jeunes avaient de la ville, qu’est ce qu’ils pensaient du tissu associatif, des propositions socio-culturelles à quimper… Ensuite, un compagnonnage, pour aller s’inspirer d’autres structures, voir ailleurs, en France comme au Portugal ce qui était fait, avoir des idées de comment s’y prendre… Tout ça, ça permet de prendre des décisions sur ce que l’on veut faire : À qui on veut s’adresser (parce qu’on ne peut pas parler à tout le monde) Qu’est ce qu’on veut proposer (parce qu’il y a des choses qui existent déjà, parce qu’il y a des choses qui ne répondent pas aux envie, besoins…) Nous on a décidé de s’adresser principalement aux jeunes femmes et minorités de genre, aux jeunes en situation de handicap, aux jeunes isolés et/ou en décrochage De proposer des espaces de non-faire : pour venir chiller, papoter… Ces espaces sont assez fondateur dans l’histoire des tiers-lieu. C’est aussi un endroit sans pression, sans injonction, où il n’y a pas d’obligation de montrer, de prouver pour pouvoir être là
On a aussi constaté que cela reposer sur de l’accueil, et donc il a fallu embaucher quelqu’un qui aurait du temps dédié, en l’occurrence, un·e alternant·e
Un projet inter-associatif, un projet collectif
Objectif : Le but était de faciliter les ponts entre les assos coloc. Cet ambition est lié à deux aspects.
- Tout d’abord le tiers-lieu et les actions entre l’ouverture et 2026 n’ont pas suffit à créer des ponts suffisants (aux yeux des fondateur·ice·s) entre les associations colocs
- Permettre aux jeunes que l’on vise d’avoir plus facilement accès à l’entièreté des propositions
Façon de s’y prendre :
- Monter des projets interassociatifs impliquant du temps salariés de personnes de différentes associations
- Faire des points réguliers sur le projet jeunesses en y invitant les membres de chacune des associations
- Se donner des objectifs communs à l’ensemble des assos
- Que le·a salarié·e des projets jeunesses puisse avoir du temps sur les actions à destination des jeunes de chacune des associations (exemple : si gwennili organise un info call, que lae salarié·e puisse s’y rentre pour présenter l’ensemble du lieu et les actions des autres assos)
- Systématiser une visite incluant une présentation de toutes les associations à chaque fois que des jeunes viennent
Analyse :
- Une des difficulté dans le lien interassociatif repose sur différentes relations au travail / au lieu de vie. Le temps de présence sur site très important de certains tandis que d’autres y passent moins de temps (télétravail, mobilité…) créaient un décalage. Il est plus simple de s’organiser et de construire un socle commun avec les personnes que l’on croise le plus. De l’autre côté cette très forte implication peut être à l’origine de pression à faire toujours plus.
- Le fait de créer des projets interassociatifs a permis de davantage se croiser, d’échanger plus solidifiant ainsi les liens interpersonnels et le socle commun d’action.
- Parfois le temps de travail et les missions n’étaient pas clair (qui coordonne tel action, qui réalise tel travail…) pouvant créer des points de frustration. Cet effet est renforcé par le fait que les associations n’ont pas les mêmes finances et que le temps de travail est un sujet important et très peu traité pour l’ensemble des protagonistes.
Qu’est ce qu’on changerait pour mieux faire :
- Faire un temps de réflexion sur le rapport au travail et chercher à lever les crispations que cela peut entretenir
- Organiser davantage les missions des un·e·s et des autres pour faciliter le lien
- Continuer, les choses avancent, et pour certaines choses il faut du temps aussi
Des actions à destination des jeunes
Objectif :
- Permettre des portes d’entrées facilitées pour les jeunes
- Créer des espaces pour faire ensemble et ainsi faciliter la rencontre et le lien social
- Faire des propositions culturelles qui manquent sur Kemper
Façon de s’y prendre :
- Continuité des actions jeunesses pré-existantes au projet : travail avec l’IME, avec Initiative Formation, info Call de Gwennili. Café globe trotteur
Une première série d’évenement test : soirée Karaoké, temps de discussion sur les discriminations envers les jeunes, scène ouverte, boxe thérapie, mercredi après midi jeux, soirée fajitas autour de la vie affective et sexuelle.
- Une deuxième série d’événement plus suivis : atelier radio, chantier participatif sur deux semaines, goûter perché, permanence gen lab.
- Accueil d’action porté par d’autres collectifs (tout en encourageant un peu) tel que la cantine ou la Pompe. Mais bon on ne peut pas faire porter la responsabilité d’organiser des choses sur les jeunes en se disant qu’on veut partir d’elleux, il est aussi dans nos missions de faire un étincelle.
Analyse global :
- Les événements réguliers permettent de fidéliser un passage et de faciliter la venue des personnes d’une fois à l’autre. Une des erreur a été de tester parfois en one shot, alors que la première fois il se peut qu’il n’y est pas grand monde ou personne et que cela prend du temps pour fidéliser
- Nous n’avons pas réussi à se fixer sur la mixité d’âge. Parfois elle était demandé pour pouvoir rencontrer d’autre personnes de son âge (et ce en particulier pour les ados) parfois elle était décrié car vu comme pas nécessaire. Par ailleurs, cela demande de mettre un âge exacte ce qui est plus difficile.
- Les événements avec une thématiques claires (goûter perché, scène ouverte, info call, atelier radio) sont les plus simples. Les personnes savent pour quoi elles viennent.
- Les événements féministes, queers, antiraciste antivalidiste ou écologiste sont ceux qui de manière général amènent le plus de monde dont des jeunes.
- Les événements autour du jeux (mercredi après midi ou soirée jeux) font aussi parti des événements qui ont le plus fonctionné.
La mobilisation
Objectif :
- Faire connaître le lieu, favoriser l’appropriation et le fait de venir à des activité
Façon de s’y prendre :
- Comme vu précédemment, nous avons commencé par fixer quel public nous voulions toucher
- Ensuite c’est passé par différents canaux : récupérer les numéros de tel, affiche (notamment dans les lieux d’études sup mais pas que) et insta
- Des visites avec des groupes déjà constitué
Analyse global :
- Les visites sont un très bon point pour faire découvrir, ouvrir l’imaginaire des possibles… Pour autant, si elles ne sont pas conclus par une proposition concrête pour revenir individuellement (voir même avec un rendez-vous), elles ne suffisent pas à permettre de revenir
- Les messages individuelles sont ceux qui marchent le plus (bien qu’il est important de aussi faire une com insta et affiche pour toucher de nouvelles personnes). Mais les massages indiv permettent de viser les personnes, elles se sentent dès lors plus concernés. Le gros point noir c’est que cela demande beaucoup de temps / que les personnes ne se sentent pas toujours de répondre non
Qu’est ce qu’on changerait pour mieux faire :
- Recenser davantage les numéros et prendre plus de temps de contact indiv
- Donner des rendez-vous avec des actions concrètes
- Avoir une posture remise en question en permanence. Pour certain·e·s personnes c’est aidant d’avoir quelqu’un qui va les voir et qui les accueille direct, pour d’autres c’est trop. Prendre plus de temps pour jauger, ne pas foncer à chaque fois
- Essayer de créer des groupes whatsapp ou signal autour d’une activité (permet de remettre un message plus visé et surtout favorise le fait que les gens en parlent entre elleux et s’entremotive).