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Un an d’expérimentation de projet JeunesseS

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Les constats de départ

Depuis sa création, l'association FLUX a pour objectif de porter une une attention particulière aux jeunes. Cependant, deux ans après l'ouverture du lieu, nous avons pu constaté que la population jeune de Quimper ne s'est pas approprié le tiers lieu FLUX comme nous l'avons souhaité : très peu de jeunes fréquentent le lieu sans y être amené par une activité précise ou un dispositif organisé par les associations résidentes. Dire qu’on s’adresse aux jeunes ne suffit donc pas - il fallait que nous nous y mettions de manière plus assidue ! Le projet « JeunesseS » de FLUX est né de ces constats. Pour mieux comprendre le contexte dans lequel se situe FLUX, il est intéressant de souligner que la population de Quimper est composée à 20 % de personnes entre 15 et 29 ans. C'est donc une ville plus jeune que la moyenne national, pourtant, ces dits « jeunes » sont très peu visible en ville.

Un travail de réflexion préalable

Nous avons pensé le projet JeunesseS en plusieurs étapes : Il paraissait pertinent de commencer par un diagnostique, pour savoir quelle image et quelles connaissances les jeunes avaient de la ville et qu’est ce qu’iels pensaient du tissu associatif et des propositions socio-culturelles à Quimper
Ensuite, FLUX a eu la chance de bénéficier d'un compagnonnage de la part du Parallèle, un tiers lieu pensé par des jeunes de 16 à 30 ans à Redon.https://tierslieuleparallele.lafede.fr/
De plus, nous avons rencontré d'autres structures pour voir comment les choses se font ailleurs et s'inspirer des pratiques des autres, en France comme au Portugal.

Cette étape a permis de se poser les bonnes questions et de prendre des décisions en fonction:

  • À quel public jeune s'adresse le projet JeunesseS de FLUX ? (Les dits « jeunes » ne sont pas un groupe uniforme et nous pouvons pas répondre aux besoins de toustes.)
  • Qu’est ce que nous souhaitons proposer ? (Il y a des proposition déjà existantes à Quimper, il y a des choses qui ne répondent pas aux envies, et besoins)

Nous avons donc décidé de s’adresser principalement aux jeunes femmes et minorités de genre, aux jeunes en situation de handicap, aux jeunes isolés et/ou en décrochage.
Le projet JeunesseS souhaite aussi proposer des espaces de non-faire à FLUX pour permettre aux jeunes de venir chiller, papoter … Lors de nos visites inspirantes, nous avons constaté que ces espaces sont assez fondateur dans l’histoire des tiers-lieux. FLUX souhaite être un endroit sans pression, sans injonction, où il n’y a pas d’obligation de montrer, de prouver pour pouvoir être là.

Nous avons aussi constaté que pouvoir réaliser ces ambitions repose sur de l’accueil et donc sur du temps de travail d'une personne disponible pour cela. FLUX a donc décidé d'embaucher quelqu’un qui aurait du temps dédié le temps d'un ans, en l’occurrence, un·e alternant·e.

Le projet JeunesseS de FLUX - quels objectifs ?

Le projet « JeunesseS » répond à plusieurs objectifs que FLUX s'est donné après deux ans d'ouverture :

  • Créer un projet inter-associatif, un projet collectif
  • Mobiliser d'avantage de jeunes
  • Développer les partenariats extérieurs

Le projet JeunesseS est pensé comme un projet inter-associatif et collectif qui permettra de créer encore plus de ponts entre les associations colocatrices. Cet ambition est lié à deux aspects: Tout d’abord le tiers-lieu et les actions entre l’ouverture et 2026 n’ont pas suffit à créer des ponts suffisants (aux yeux des fondateur·ice·s) entre les associations colocs. Ensuite, cette approche permet aux jeunes d’avoir plus facilement accès à l’entièreté des propositions.

Pour y parvenir, nous nous sommes donc donné des objectifs communs à l’ensemble des association et avons monté des projets inter-associatifs impliquant du temps salariés de personnes de différentes associations. Les personnes concernées ont également pris l'habitude de faire des points réguliers sur le projet jeunesses en y invitant les membres de chacune des associations.
Pour cela, il est importante que le·a salarié·e des projets jeunesseS puisse avoir du temps sur les actions à destination des jeunes de chacune des associations (exemple : Si Gwennili organise une réunion d'information sur les possibilités de partir à l'étranger, que la·e salarié·e puisse s’y rendre pour présenter l’ensemble du lieu et les actions des autres associations.) Systématiser une visite incluant une présentation de toutes les associations à chaque fois que des jeunes viennent fait aussi partie de cette approche.

Un an après le lancement du projet JeunesseS, nous avons constaté qu'une des difficulté dans le lien interassociatif repose sur différentes relations au travail et au type de'activité. Le temps de présence sur site très important pour certain·es tandis que d’autres y passent moins de temps pour différents raisons (temps partiel, mobilité, télétravail…) a crée un décalage à des moments. Il est plus simple de s’organiser et de construire un socle commun avec les personnes que l’on croise le plus. De l’autre côté cette très forte implication peut être à l’origine de pression à faire toujours plus.
Néanmoins; le fait de créer des projets inter-associatifs a permis de se croiser davantage, d’échanger plus et de solidifier ainsi les liens interpersonnels et le socle commun d’action.
Parfois le temps de travail et la repartissions des missions n’étaient pas clair - cela pu créer des points de frustration. Cet effet est renforcé par le fait que les associations n’ont pas les mêmes finances et que le temps de travail est un sujet important et très peu traité pour l’ensemble des protagonistes.

Pour faire du projet JeunesseS encore davantage un projet inter-associatif qui lie les différents associations actrices de FLUX, il serait bien de faire un temps de réflexion sur le rapport au travail et de chercher à lever les crispations que cela peut entretenir. Nous pouvons aussi organiser davantage les missions des un·e·s et des autres pour faciliter le lien.
Puis - il faut continuer, parce-ce les choses avancent bien malgré les défits - et pour certaines choses il faut du temps aussi !

Le Projet JeunesseS - Quelles actions à destination des jeunes ?

Lors de l'écriture du projet, nous avons défini trois objectifs :

  • Permettre des portes d’entrées facilitées pour les jeunes
  • Créer des espaces pour faire ensemble et ainsi faciliter la rencontre et le lien social
  • Faire des propositions culturelles qui manquent sur Kemper

Pour y parvenir, nous avons assuré une continuité des actions jeunesses pré-existantes au projet : le travail avec l’IME, avec Initiative Formation, les réunions d'informations et le Café globe trotteur autour des possibilités de partir à l'étranger.
Une première série d’événements test à été lancé en début d'année : une soirée Karaoké, und temps de discussion sur les discriminations envers les jeunes, une scène ouverte, de la boxe thérapie, un mercredi après midi jeux et une soirée fajitas autour de la vie affective et sexuelle. Une deuxième série d’événement a ensuite permis de tester autre-chose pour pouvoir savoir mieux où se situent les besoin de notre public visé : un atelier radio, un chantier participatif sur deux semaines, le goûter perché (TODO expliquer !), une permanence au Fab Lab. Nous avons aussi accueillit des actions organisées par d’autres collectifs - eux, portés par des personnes jeunes - tel que la Cantine ou la Pompe (TODO expliquer ? ). Ces collaborations se passent bien, mais nous constatons aussi qu'il ne suffit pas de faire porter la responsabilité d’organiser des choses sur les jeunes en se disant qu’on veut partir d’elleux - il est aussi dans nos missions de faire un étincelle.

Après cet année de test, nous constatons que les événements réguliers permettent de fidéliser un passage et de faciliter la venue des personnes d’une fois à l’autre. Une des erreurs a été de tester parfois en «one shot», alors que la première fois il se peut qu’il n’y est pas grand monde ou personne et que fidéliser un public prend du temps. Nous n’avons pas réussi à se fixer sur la mixité d’âge. Parfois elle était demandé pour pouvoir rencontrer d’autre personnes de son âge (et ce en particulier pour les ados), parfois elle était décrié car vu comme pas nécessaire. Par ailleurs, cela demande de mettre un âge exacte ce qui est plus difficile.
Nous avons aussi vu que les événements avec une thématiques claires (goûter perché, scène ouverte, info call, atelier radio) sont les plus accessibles, car les personnes savent pour quoi elles viennent. Les événements féministes, queers, antiraciste antivalidiste ou écologiste sont ceux qui de manière général amènent le plus de monde dont des jeunes. Les événements autour du jeux (mercredi après midi ou soirée jeux) font aussi parti des événements qui ont le plus fonctionné.

La mobilisation d'un public jeune à Flux

L'objectif du projet JeunesseS est de faire connaître le lieu parmi les jeunes quimperois·es, de favoriser l’appropriation du lieu et de faciliter le fait de venir à des activités. Pour y parvenir, comme vu précédemment, nous avons commencé par définir le public nous voulions toucher. Ensuite, la communication autour du projet s’est passé par différents canaux : récupérer les numéros de téléphone, faire de la comm' sur les réseaux sociaux et mettre des affiches dans des lieux fréquentés par des jeunes (notamment dans les lieux d’études suppérieur mais pas que). Nous avons également animé de nombreuses visites avec des groupes déjà constitués.

Un an après, nous voyons que les visites sont un très bon point de départ pour faire découvrir Flux et ouvrir l’imaginaire des possibles. Pour autant, si elles ne sont pas conclus par une proposition concrète pour revenir individuellement (voir même avec un rendez-vous), elles ne suffisent pas à permettre de revenir. La prise de contacte individuelles est le meilleur moyen pour motiver des jeunes de revenir à Flux, bien qu’il est important de aussi faire une comm' sur les réseaux sociaux et affiche pour toucher de nouvelles personnes. Mais les messages individuels permettent de viser les personnes, elles se sentent dès lors plus concernés. Le gros point noir est que cela demande beaucoup de temps et que il peut arriver que les personnes ne se sentent pas toujours de répondre à un message personnalisé.

Pour renforcer la mobilisation de jeunes à Flux, nous pouvons recenser davantage les numéros et prendre plus de temps de contact individuel. Donner des rendez-vous avec des actions concrètes est aussi une manière de fidéliser des jeunes.
Il est aussi important d'adopter une posture remise en question en permanence : Pour certain·e·s personnes c’est aidant d’avoir quelqu’un qui va les voir et qui les accueille direct, pour d’autres c’est trop. S'adapter aux besoins individuels nécessite de prendre plus de temps pour jauger ces besoin. Une autre piste serait la création de groupes whatsapp ou signal autour d’une activité, ce qui permet de remettre un message plus visé et surtout favorise le fait que les gens en parlent entre elleux et s’entremotivent.

Les partenariats extérieurs

De manière générale, travailler en réseau sur Quimper et promouvoir la solidarité et le soutien entre association fait partie des principe de Flux. Les partenariats extérieurs sont important pour le projet JeunesseS car il nous permettent d'avoir des actions complémentaires à ce qui existe pour l'instant.
Un effet secondaire bienvenu est également que grâce à ces partenariats, le public - jeune ou moins jeune - de nos partenaires faire connaissance de Flux.

Au lancement du projet JeunesseS, nous avons donc identifié des partenaires potentiels (p.ex. la Mission Locale, Prévention Spécialisé de la fondation Massy Trévidy, l'université, des associations étudiantes). Dans un deuxième temps, nous avons demandé des rendez-vous pour décrire le projet et rencontrer les jeunes au maximum.
Cependant, il n'est pas toujours simple rencontrer les jeunes dans le cadre de partenariats avec des structures institutionnalisés. Le fait d’arriver sans projet très concret n'est pas toujours facile à comprendre. Dans le même ordre, les structures les plus institionnalisées veulent que cela passe par des représentants de la direction et non des alternant·e·s

Après un ans de test - décisions prises et perspectives

Toutes les idées qui ont émergé et notées comme décidé, en réflexion (et les enjeux qui vont avec) ou proposition

  • Pérenniser les activités qui ont commencés à prendre :
    • goûter perchés (pour un moment plutôt de l’ordre du soutien) DÉCIDÉ
    • genlab (pour de la créativité, du bricolage et de la curiosité) DÉCIDÉ
    • info call (pour les départs à l’étranger) DÉCIDÉ
    • la passerelle des possibles (travail avec l’IME), DÉCIDÉ (si financement)
    • soirée jeux (pour du fun sans prise de tête) DÉCIDÉ (si Remue-Méninges le veut aussi)
    • les game jame
    • le travail avec des collectifs extérieur tel que la louche finale ou la pompe
  • Régulariser les événements où on a vu du potentiel :
    • une scène ouverte par mois qui peut prendre des formes variés : karaoké, scène ouverte à thématique tel que rap ou performance, et des scènes ouvertes plus libre (pour un temps d’expression). DÉCIDÉ
    • des cantines
  • Continuer les événements militants. Mais dont les événements pas trop sérieux et qui sont plus facile d’accès (fête, kermesse…). Peut-être tenter de relancer les « queer zone » avec la CTEFS ? Peut-être varié un peu plus les sujets (antiracisme, écologie…) qui touche de nouvelles personnes. Peut-être développer le lien avec Turbulance pour de l’invitation d’auteur·ice. EN RÉFLÉXION
  • Un test de laisser l’accès à la petite salle avec des jeux et des ordi à dispo. Cette salle ferait office de « foyer », pronant plutôt le non faire surtout quand le café est fermé. C’est le cas dès que le portail est ouvert. DÉCIDÉ
  • Continuer un accueil systématique mais sans forcément faire visiter tout à chaque fois, chercher un juste milieu entre juste prendre le temps de créer du lien… DÉCIDÉ
  • Faciliter la compréhension des espaces de contribution notamment à travers la signalétique mais aussi en clarifiant les différents espaces et en régularisant les réunions pour que ce soit plus simple de se rendre dispo EN RÉFLÉXION
  • Mise en place d’un ciné-club EN RÉFLÉXION (selon aussi les dispo des personnes)
  • Prendre un·e service civique qui pourrait avoir des missions de com, de permanence café et qui aurait une mission de continuité de lien d’accueil EN RÉFLÉXION / PROPOSITION
  • Refaire des projets de mobilités et d’accueil GW/ FLUX pour favoriser les ponts et les départs à l’étranger PROPOSITION